Appareil cardiovasculaire
MOUNJARO accélère la fréquence cardiaque. La prudence s’impose donc chez les patients atteints de maladies cardiaques susceptibles d’être aggravées par une augmentation de la fréquence cardiaque (voir 9.4 Interactions médicament-médicament). […] MOUNJARO n’a pas été étudié chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque congestive de classe IV, d’après la classification de la New York Heart Association (NYHA).[4]Section 7, page 10
Hypoglycémie attribuable à l’utilisation concomitante de sécrétagogues de l’insuline ou d’insuline
Les patients recevant MOUNJARO en association avec un sécrétagogue de l’insuline (p. ex., une sulfonylurée) ou de l’insuline peuvent être exposés à un risque accru d’hypoglycémie. Le risque d’hypoglycémie peut être abaissé en réduisant la dose du sécrétagogue de l’insuline ou de l’insuline (voir 8.2 Effets indésirables observés au cours des études cliniques et 9.2 Aperçu des interactions médicamenteuses). […] L’utilisation de MOUNJARO en association avec d’autres incrétines (p. ex., un agoniste des récepteurs du GLP-1 ou des inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4 [DPP-4]) n’a pas été étudiée, et MOUNJARO ne doit pas être utilisé en association avec ces médicaments.[4]Section 7, page 10
Appareil digestif
L’utilisation de MOUNJARO a été associée à des effets gastro-intestinaux indésirables, parfois graves (voir 8.2 Effets indésirables observés au cours des études cliniques). MOUNJARO n’a pas été étudié chez les patients présentant une maladie gastro-intestinale grave (p. ex., gastroparésie grave) et doit donc être utilisé avec prudence chez ces patients. Des événements liés à un trouble de la vidange gastrique, y compris une gastroparésie sévère, ont été signalés. Il faut surveiller l’état de ces patients et envisager une modification de la dose ou l’arrêt du traitement chez ceux qui présentent des symptômes gastro-intestinaux graves pendant le traitement. […] Des cas de malnutrition, y compris des cas sévères, graves et mortels, ont été signalés chez des patients recevant MOUNJARO. Il faut envisager d’offrir des conseils en matière de nutrition ainsi qu’une supplémentation alimentaire aux patients qui reçoivent MOUNJARO. L’interruption du traitement doit être envisagée dans les cas sévères ou persistants de malnutrition.[5]Section 7, page 11
Fonctions hépatique, biliaire et pancréatique
Des cas de maladies aiguës de la vésicule biliaire, comme la cholélithiase ou la cholécystite, ont été signalés dans les essais cliniques sur les agonistes des récepteurs du GLP-1 et depuis la commercialisation du produit. Dans le cadre des études contrôlées par placebo portant sur MOUNJARO, des cas de maladies aiguës de la vésicule biliaire (cholécystite aiguë, colique hépatique et cholécystectomie) ont été rapportés chez 0,6 % des patients ayant reçu MOUNJARO et chez 0 % de ceux ayant reçu le placebo. […] Des pancréatites aiguës ont été observées chez des patients traités par des agonistes des récepteurs du GLP-1. Dans les études cliniques ayant porté sur MOUNJARO, 14 cas de pancréatite aiguë ont été confirmés par adjudication chez 13 (0,2 %) patients traités avec MOUNJARO (0,23 patient par 100 années d’exposition) par rapport à 3 cas chez 3 (0,1 %) patients traités avec un comparateur (0,11 patient par 100 années d’exposition). […] En cas de pancréatite soupçonnée, l’interruption de MOUNJARO et une prise en charge appropriée sont recommandées; si la pancréatite est confirmée, MOUNJARO ne doit pas être réinstauré. Comme MOUNJARO n’a pas été évalué chez les patients ayant des antécédents de pancréatite, il doit être utilisé avec prudence chez ces patients.[5]Section 7, page 11
Réactions d’hypersensibilité
Des réactions d’hypersensibilité ont été signalées dans le cadre d’études cliniques portant sur MOUNJARO. Des rapports de pharmacovigilance ont fait état de réactions d’hypersensibilité graves (réactions anaphylactiques et œdème de Quincke) chez des patients traités par MOUNJARO. En présence de signes ou de symptômes de réactions d’hypersensibilité, il convient de cesser l’administration de MOUNJARO, d’instaurer promptement un traitement conformément à la norme de soins et de surveiller le patient jusqu’à la disparition complète des signes et des symptômes. Ne pas utiliser MOUNJARO chez les patients ayant déjà présenté une hypersensibilité au tirzépatide ou à l’un des excipients contenus dans le médicament (voir 2 Contre-indications). Des cas d’anaphylaxie et d’œdème de Quincke liés à la prise d’agonistes des récepteurs du GLP-1 ont été rapportés. MOUNJARO doit être administré avec prudence chez les patients ayant présenté un œdème de Quincke ou une réaction anaphylactique attribuable à un agoniste des récepteurs du GLP-1, car on ignore si ces patients seront prédisposés à de telles réactions s’ils prennent MOUNJARO.[5]Section 7, page 11
Aggravation transitoire de la rétinopathie diabétique
L’amélioration rapide de la maîtrise glycémique a été associée à une aggravation passagère de la rétinopathie diabétique. MOUNJARO n’ayant pas été étudié chez les patients atteints de rétinopathie diabétique non proliférante nécessitant un traitement à court terme, ni chez les patients atteints de rétinopathie diabétique proliférante ou présentant un œdème maculaire diabétique, une utilisation prudente et une surveillance adéquate s’imposent chez ces patients.[6]Section 7, page 12
Considérations périopératoires
MOUNJARO retarde la vidange gastrique. Des cas de pneumonie par aspiration ont été signalés chez des patients traités par des agonistes des récepteurs du GLP-1 à action prolongée et soumis à une anesthésie générale ou à une sédation profonde. Avant de procéder à ces interventions, et afin d’assurer une prise en charge sécuritaire, il convient de soupeser les bienfaits et les risques associés au traitement par MOUNJARO et de les signaler aux patients.[6]Section 7, page 12
Idées et comportements suicidaires
Il faut surveiller l’apparition ou l’aggravation d’une dépression, d’idées ou de comportements suicidaires ou de tout changement inhabituel de l’humeur ou du comportement chez les patients traités par MOUNJARO. Il faut considérer les bienfaits et les risques au cas par cas avant d’entreprendre ou de poursuivre le traitement chez des patients ayant des pensées ou des comportements suicidaires, ou chez ceux ayant des antécédents de tentatives de suicide.[7]Section 7, page 13
Atteinte rénale aiguë
MOUNJARO a été associé à des effets indésirables gastro-intestinaux, entre autres, des nausées, des vomissements et la diarrhée (voir 8 Effets indésirables). Ces effets peuvent mener à une déshydratation et à une éventuelle détérioration de la fonction rénale, y compris l’insuffisance rénale aiguë. Chez les patients traités avec un agoniste des récepteurs du GLP-1, des rapports de pharmacovigilance font état de cas de lésion rénale aiguë et d’aggravation d’une insuffisance rénale chronique nécessitant parfois une hémodialyse. Certains de ces effets ont été signalés chez des patients qui ne présentaient aucune maladie rénale sous-jacente connue. La plupart des effets signalés ont été constatés chez des patients ayant souffert de nausées, de vomissements, de diarrhée ou de déshydratation. Au moment d’entreprendre un traitement avec MOUNJARO ou de passer au palier de dose suivant, il importe de surveiller la fonction rénale des patients qui signalent des réactions gastro-intestinales graves.[7]Section 7, page 13